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MA CAMPAGNE - UN QUARTIER - SES HAMEAUX

C'est en tenant compte de la date du 10 avril 1945 que ce quartier va nous faire connaître son identité ; ce qu'il a été pendant plusieurs siècles et ce qu'il est devenu pour Angoulême depuis 1945.

À l'une des limites des Franchises de la Ville, celle qui séparait notre cité de la commune de Puymoyen était une croix-divise, appelée la croix de La Nauve(l). Sur cette croix était une bande en pal chargée de trois hermines et, au-dessous, une porte entre deux tours surmontées d'une fleur de lys, « ce qui fait les armes de la Ville » ; en outre la croix de la Nauve portait l'inscription :
« jusqu'ici s'étendent les bornes et limites des franchises de la Ville d'Angoulême ».
       histoire du Quartier de Ma Campagne, Angoulême

Le village de Lion et la Maison des Jésuites étaient alors aux limites d'Angoulême. Un registre d'arpentage ne laisse aucun doute à ce sujet ; les terres des Jésuites, Touvent, la prise de la Croix de la Nauve, au moins en partie ; les grandes chaumes et les Chirons touchent aux franchises, mais appartiennent à Puymoyen au XVIIIème siècle, tandis que la font Baconneau (ou Baconnauls) est de la paroisse Saint-Martial. Les Chaumes de Crage, presque en entier, appartiennent à Angoulême. C'est en effet le chemin de Voeuil, dans sa partie voisine des Eaux-Claires, qui limite les Franchises, ce qui laisse à Puymoyen, Clergon et ses terres environnantes. ​

La crête des rochers, n'était pas la limite de ces franchises, mais une ligne tirée de l'Anguienne aux Eaux Claires, passant aux Jésuites, à la croix de la Nauve et, ensuite, près des grandes Chaumes, des Chirons et de Clergon. Cette croix fut le sujet de nombreux griefs et procès verbaux entre les deux communes, les habitants la déplaçaient pendant la nuit et en étendaient les franchises afin de pas être taillables ou corvéables, alors il s'ensuivaient constats et remises en place par les autorités.

C'est sur le pont de Vision que le chemin de Puymoyen traversait la rivière, pour s'élever ensuite sur le plateau, en passant au-dessus du "Maine-Berthoumieu" qui deviendra plus tard "des Jésuites", du nom de ses nouveaux propriétaires, les Jésuites d'Angoulême.
Depuis l'arrêté préfectoral du 10 avril 1945, les lieux-dits : La Trésorière (8 habitants), Ma Campagne (257 habitants), Pierre-Levée (67 habitants), Saint-Marc et chez Nérat (40), Le Fresquet (28) Baconneau (92), Belle Roche (5), Bel Air (14) appartenant à la commune de Puymoyen, ont été rattachés à celle d 'Angoulême, soit 268 hectares et 511 habitants supplémentaires pour notre ville. En compensation, nous fait connaître la délibération, Angoulême procédera à l'installation gratuite de l'adduction d'eau avec les canalisations nécessaires aux besoins des populations et des animaux dans les hameaux du "Château du Diable", "Petit Rochefort", le Bourg, "Peusec", "le Verger", "La Croix Lanauve" et "Chez Marchive".

Voilà l´origine du quartier de Ma Campagne qui s'étend sur un plateau d'altitude comparable à celle de la butte d'Angoulême (90 à 11O m) et s'élève entre les dépression de l'Anguienne, au Nord, et des Eaux Claires, au sud. Cet endroit est criblé de carrières d'où provenait la pierre de taille d'Angoulême qui servit à construire la Ville. Certaines des carrières ont été utilisées comme champignonnières.

La dénomination de Ma Campagne est très appropriée au lieu : 3 ou 4 fermes, en 1905 - 1910 les chèvres de Marc Isaure broutent et gambadent en toute sérénité sur les chaumes de Crage. Les champs alentour se cultivent, le reste est chaume et broussailles ou arbustes. malingres. Les constructions se sont développées le long de la rue de Montmoreau ; l'école Normale de Filles est construite depuis 1884, voisinant avec les domaines ruraux de Belle Roche et de Beauregard. Au croisement de la route vers Puymoyen, 2 ou 3 maisons, une petite raffinerie d'huile, une métairie, une porcherie.

Vers 1910 - 1920, il est envisagé d'installer un terrain d'atterrissage au carrefour Angoulême et Puymoyen. Ce projet ne trouvera pas de suite et, pendant plus d'un quart de siècle, ce sera le lieu de prédilection des nomades avant leur départ et leur installation aux Molines. Une cité BATICOOP de 72 logements a été édifiée en 1958 : petites maisons d'un étage bâties en moellons et briques et recouvertes d'un enduit blanc, bordées d'un petit garage, elles sont généralement groupées par deux. Ce site de Beauregard est bien le seul où l'occupation urbaine a commencé à se développer.

La population de ce faubourg est, dans l'ensemble, nettement ouvrière en l960 : 54 ouvriers sur 99 personnes actives, 14 employés, l3 commerçants, 4 cultivateurs, etc. Mais tout ce paysage et ce contenu socio-professionnel de Ma Campagne seront bientôt bouleversés. Entre 1968 et 1973, un projet d'urbanisation prend corps et d'importantes réalisations sont prévues dans ce faubourg bien aéré, d'où l'on découvre une vue magnifique sur Angoulême, endroit idéal pour la construction. Suivons cette transformation du lieu, dont le nom de Z.U.P. sera ajouté à celui de "Ma Campagne".

Le 1er septembre 1972 un marché en plein air se tient place du Stade, il aura lieu chaque semaine les mardi et vendredi.
1973 = ouverture d'un département de génie mécanique à l'I.U.T. 1ère piscine couverte de la Ville et un foyer du 3ème âge ;
1974 = une originalité de bon aloi, la construction des Aegyptos, mais aussi des travaux commencent pour la pénétrante de Ma Campagne et son intégration dans le paysage ;
1975 = projet d'un Centre socio-culturel ;
1976 = la voie artérielle est réalisée ;
1977 = les construction des "Pyramides" et de "La Pléiade" sont boudées par les Angoumoisins, le tiers des logements a trouvé locataires ; création de la 2éme antenne municipale qui est ouverte à Ma Campagne en octobre 1977
1978= ouverture de la Crèche en octobre, une deuxième mini-crèche à Ma Campagne, celle de l'Arche, ouvrira en octobre 1983 ;
1979 = à l'opposé d'une cité dortoir : la Cité de l'Arche, dont les premiers occupants s'installaient en 1975 à l'Ouest du plateau de Ma Campagne, a son groupe scolaire depuis la rentrée 1979. Cette cité compte plus de 347 logements dont 163 pavillons ;
1980 = la Bibliothèque de Ma Campagne est une réalité, le centre artisanal s'amorce ;
1982 = centre socio-culturel, places Hildesheim et Vitoria, hameau de Belle Roche, centre de loisirs de la ferme des Valettes ;
1983 = consécration de l'Autel de la Chapelle Saint-Paulet, inauguration par l'évêque d'Angoulême, Mgr ROL, de la nouvelle église de Ma Campagne

Autour de son ensemble éducatif et culturel, le centre socio-culturel et sportif (15 hectares), le centre commercial, sa voie bus/piétons, ses plaines de jeux, terrain de football, courts de tennis, la naissance du Collège, qui ouvrira ses portes à la rentrée 1985, Ma Campagne, en quelques dizaines d'années, a vu ses hameaux devenir quartiers, et compte aujourd'hui pour un canton. Plus de 3 000 logements, et près de 13 000 habitants, animent ce lieu qui s'est transformé sans heurts.

Sa naissance fut conclue par une histoire d'eau... sa croissance et son développement eurent pour docteurs : architectes et techniciens, souhaitons lui maintenant de savoir vieillir sans subir le poids des ans...

(1) Rommain de la Nauve fut Maire d 'Angoulême en 1567 et possédait un logis et des terres en ce lieu.

Souce texte et photos : Archives Municipales d'Angoulême

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